Style Gourou
Toutes photos © Lala 2007- 2008, sauf mentionné.


"Chez Soi" - Le making of:
1, 2, 3





























Style Guru Is It You, Yeah Yeah Yeah
ART ET DESIGN...ART ET DESIGN...ART ET DESIGN...

"Chez Soi, The Liquid Screen House of Tomorrow"
Un Mdvaniiisme de BillyBoy* & Lala en collaboration avec Philippe Cramer
A l'occasion de la première Nuit du Quartier des Bains de 2008 à Genève, la galerie de design et d'art Cramer + Cramer présente un nouveau "mdvaniiisme" de BillyBoy* & Lala avec la collaboration exceptionnelle de Philippe Cramer.
Artistes et collectionneurs passionnés, notamment de maisons de poupées anciennes, BillyBoy* et Lala ont proposé à Philippe Cramer, dont ils admirent les créations de design exclusivement "Made in Switzerland", de collaborer à la réalisation d'une sculpture en trois dimensions dans laquelle plusieurs univers se rencontreraient: celui de la peinture de BillyBoy*,de Mdvanii, “sculpture with a lifestyle” de BillyBoy* & Lala et du design.

De fait, la sculpture "Chez Soi" , qui se présente comme un cube posé sur socle à quatre pieds, laqué noir pour "Chez Soi" - Jour - et laqués rouge vif pour "Chez Soi" - Nuit- , laisse vite entrevoir une dualité. L’extérieur du cube, peint sur chaque coté de couleurs contrastantes reconduit, comme au hasard d’une errance, les perspectives fragmentées des peintures de BillyBoy*. Sur deux cotés latéraux, une porte peinte s’inscrit sur des volets fermés avec un effet de trompe-l'oeil. Et comme dans une maison de poupée,la facade, elle-même garnie d’une vraie porte, s’ouvre en pivotant sur ses gonds pour révéler son secret.

Pour "Chez Soi" - Jour, des murs d'un blanc mat immaculé et un parquet de bois clair forment l'écrin de l'intérieur miniature signé Philippe Cramer: le mobilier épuré reproduit quelques-unes des créations-signature du designer (certaines présentes ,à l'échelle humaine dans la galerie). On y retrouve la lampe murale "Orselina", qui semble dessinée d’un seul coup de crayon, un haut paravent-miroir "Prilly", variation des blocs-miroirs trapézoïdes qui se posent à même le sol, sur un meuble ou une cheminée et qui offrent une alternative aux classiques glaces à suspendre. Au centre, deux fauteuils "Cottens", en aluminium laqué rouge et noyer, plaçés de part et d'autre de la table "Ecône" à âme d’aluminium et plateau de noyer dont la forme renvoie à celle de la lampe murale (qui s’allume!). Petite touche ultime de zénitude, un vase miniature en céramique, modèle "Schwitz", posé sur la table, semble attendre son liliputien bouquet de tulipes.




Pour "Chez Soi" - Nuit, qui se distingue dès l'extérieur par une radicalisation chromatique de blanc, noir, gris et deux tons de bruns, l'intérieur est tout aussi radicalement opposé à l'atmosphère zen de "Chez Soi" - Jour. "The night is young and full of possibilities" chantait Anita Ward dans le mégatube disco "Ring My Bell" et cet intérieur entièrement tapissé de plexiglas miroir semble faire echo à cet hymne à la vie nocturne et aux paradoxes du désir et de la séduction. Cet hypnotique caléidoscope qui reflète à l'infini le moindre objet et la moindre présence me rappelle la pochette de l'envoutant album de Brian Eno "Here come the Warm Jets", album mythique de mes années d'adolescence, où l'on voyait l'androgyne Eno assis dans une pièce toute en miroirs...image qui a aussi inspiré celle du tout récent premier album du groupe Battles, lequel a pour titre...."Mirrored".

Le mobilier, composé d'une table et d'une console en résine epoxy blanche produit par impression 3D ou prototypage rapide, technique révolutionnaire qui permet de reproduire un objet ou un dessin. Autres éléments de mobilier, un vase en porcelaine, une chaine en métal laqué rouge et un tableau à porter "Liquid Screen" de BillyBoy*.
Contrairement aux “blocks buildings” de la fiction qui les a inspirés et qui ne possèdent qu'une seule porte, ce "Chez Soi" mdvaniien a été gratifié par BillyBoy* de deux grandes ouvertures latérales. Pas de fenètres vitrées, mais de simples volets donc, qui s’ouvrent du bout du doigt par une encoche très constructiviste et qui laissent entrer à flots la lumière. Cette entorse à la préçision nous rappelle qu'il ne s'agit pas là d'une maquette d'architecte et encore moins d’une miniaturisation de la réalité mais bel et bien d'un pur objet de poésie, à la croisée de plusieurs mondes. Ici, l'intention et le propos,le narratif et le visuel se rejoignent pour créer une sorte d'ode à l'absence (qui est, comme chacun sait, une présence en négatif): pour BillyBoy* & Lala, c’est l’illustration même d'un mdvaniisme: une oeuvre qui se suffit à elle même, en rapport de près ou de loin avec l'univers mdvaniien dont il porte l'empreinte, comme le sillage d'un parfum celui d'une élégante, et dans lequel il est facultatif qu'elle apparaîsse. Car il va de soi que ces meubles sont à l'échelle de Mdvanii, of course...Mais sera-t'elle présente le soir de l'exposition, dans ce décor au néo-futurisme inspiré, rien n'est moins sûr...

La sculpture "Chez soi", également présentée comme "la maison de demain" est le plus récent maillon d'un ensemble d'oeuvres – dessins, peintures et sculptures, issus de la fiction futuriste "Liquid Screen In 19 Short Stories". L'intrigue de cette nouvelle en dix-neuf chapitres, écrite en 2002 par BillyBoy* s’apparente à une sorte de rêve éveillé dans le décor étrange d'une ville quasi-déserte, où la lumière et la couleur jouent un rôle prépondérant et quasiment métaphysique.
Cette fiction fut le déclancheur pour BillyBoy* d’une série de dessins, de peintures à l'huile et à l'acrylique en petits, moyens et grands formats qui révèlent l'architecture de cette ville fantômatique, faite de cubes aux couleurs tantôt vives ou sourdes, qui ont la particularité de ne comporter qu’une seule et unique porte. "Après les attaques bactériologiques, l'exode vers d'autres planètes, l'architecture anti-terroriste des années passées, une sorte de paix retomba sur le monde. Un monde de solitude. C'était réconfortant. Pas de confrontation, pas d'agression, le reste des habitants plongé dans une sorte d'apaisement hébété et léthargique, à grand renfort de capsules et de sédatifs. Le vide et des gâteaux en forme de demi-coeur." Si la représentation humaine y est totalement absente, on y retrouve parfois le leimotiv du banc de pierre rouge sur lequel le personnage central de Liquid Screen vient s’assoir chaque jour pour déguster ses sandwiches favoris au cresson, accompagnés d'un "Ice Bomb Cola Cola". “Je marche lentement à travers cette ville colorée, bleu cobalt et orange rose. Je flotte doucement vers un banc de Pierre. Je mange avec délices mes deux sandwiches. Tout est lent, peut-être les derniers effets du somnifère. Je bois mon Ice Bomb. Je pense que c’est la beauté de ma ville déserte. La sérénité de traverser la vie à moitié endormi. Une telle beauté.”
Dessins, tableaux et installation de sculptures "Blocks Buildings" figurant la citadelle de la fiction furent exposés pour la première fois au Mudac à Lausanne en 2006, à l'occasion de l'exposition de BillyBoy* et Lala intitulée "Mdvanii, ceci n'est pas une poupée". S'appuyant sur une sçénographie de l'accumulation à la façon d'un Salon d'exposition du XIXème siècle, la juxtaposition de ces pans d'architecture, parfois fragmentés jusqu'à l'abstraction, faisait écho à l'univers néo-futuriste mdvaniien.

Pièce centrale, réalisée en cinq exemplaires tous uniques avec variations de couleurs , la sculpture "Chez Soi" est entourée d'un ensemble de tableaux et de "Blocs" cubiques peints, toutes oeuvres récentes de BillyBoy*, ainsi que d'une collection de "tableaux-à-porter" : le comble du chic surréaliste ce printemps pour les dandies arty et autres fashionistas de l'art contemporain. Pourquoi, en effet, se contenter de perles de culture ou de l’incontournable cravate quand on peut porter un véritable tableau en miniature autour du cou, on se le demande...Teenie Duchamp, l’épouse de son génial Marcel, n’avait-t’elle pas fait refaire en miniature par ses amis surréalistes tous ses tableaux préferés pour pouvoir les emporter en voyage? C'est aussi un clin d'oeil de BillyBoy*& Lala sur leur longue expérience de créateurs de Surreal Bijoux ultra haute couture, toujours. Ce tableau-à-porter pouvant aussi orner l’intérieur de “Chez Soi”, posé sur un chevalet minimaliste dessiné pour l’occasion par Philippe Cramer , la boucle est bouclée. Enfin,"Les Jambes de Mademoiselle Mdvanii", image photographique border line fétichiste, utilisée pour l'affiche de Billyboy* & Lala en 2006 sera également présente, réalisée pour la première fois en sérigraphie de grand format .

Encore un “mdvaniiisme” , ou une façon d’être là, sans y être entièrement…Un signe des temps, paraît-t’il.
JPL/Lala, 2008.

AVEC

La "Nuit du Quartier des Bains" est un événement culturel tri-annuel genevois qui draine à chaque fois une foule considérable et hétéroclite dans les galeries qui présentent ainsi leurs nouveautés: de chez Marc Blondeau à Guy Bärtschi et Edward Mitterand , en passant par Arquebuse chez Faye Fleming puis back chez Hard Hat ou encore chez Pierre Huber, pour ne citer que quelques unes.
Rue de la Muse, en face de la galerie Marc Blondeau, il y avait en tous cas un monde fou, fou, fou, à la galerie Cramer + Cramer qui présentait pour la première fois au public le nouveau “mdvaniiisme” de BillyBoy* & Lala en collaboration avec Philippe Cramer. Sous l’orchestration de Ghislain Lionel Marie, le champagne Dom Pérignon qui coulait à flots eut tôt fait de donner à ce vernissage un air de happening planant auquel il ne manquait plus que la musique pour que les gens se mettent à danser.
Parmi les invités et visiteurs habituels, amis et connaissances, on a pu remarquer la présence de S.A.R la princesse Caroline de Hollande, de Kris Van Assche de Dior Homme et de Chantal Prod’Hom du mudac à Lausanne. Cooky Springer qui inaugurait le lendemain son exposition de “Lettres intimes” à la Fondation Bodmer (vernissage qui fut suivi d'un dîner où BillyBoy* et Lala firent la connaissance de l'exquise Clotilde Courau, actrice et princesse de Savoie, dont lecture pleine de justesse de plusieurs lettres au vernissage fut très applaudie). Caroline Lang de chez Sotheby’s plaisantait avec Victoria et Marc Sursock, qui portait ce soir-là une jolie tunique orientale d’un violet profond et demandait à Lala s’il y avait une liste de prix avant de découvrir avec Victoria la grâce surréaliste de Mademoiselle Mdvanii “La persistance du désir”. Sandro Sursock, qui fut le chanteur du groupe punk mythique “The Bastards”, se promenait entre les sculptures “Chez Soi”, un ineffable sourire au lèvres, tandis que BillyBoy* embrassait l’artiste Mai-Thu-Perret et que Katya Garcia Anton, directrice du Centre d’Art Contemporain à Genève et Thomas Stauffer étaient accueillis par Lala qui leur commenta les nouvelles oeuvres. Christiane Borisch-Pagel, grande collectionneuse de Surreal Bijoux couture de BillyBoy*, accompagnée de son fils Cornelius qui ressemble à Tintin en Dolce & Gabana, étaient venus spécialement de Hambourg, en route pour un weekend de ski sur les hauteurs de Gstaad. Christiane se déclarait ravie de la “junior suite” que Lala leur avait réservée au très design Hôtel La Cour des Augustins avant de montrer à Lala le tableau “Liquid Screen” à porter qu’elle avait choisi pour elle. L’artiste genevoise Eléna Montesinos qui venait de quitter le toit de la voiture-galerie de Raphaël Julliard était passée dire bonjour à ses amis BillyBoy* et Lala, arborant un très joli collier BillyBoy* “Jeanne d’Arc” en pâte de verre bleu ciel datant de 1986: trop collector, j'adore! Ann-Shelton Aaron, en voyage aux USA, avait envoyé le matin même un magnifique bouquet de fleurs à BillyBoy* et Lala, et Rénata Libal, rédactrice en chef de Fémina FASHION (qui sort le 7 avril avec un reportage de 10 pages intitulé "BillyBoy* - Le Fou d'Elsa"), retenue par d’autres obligations, une carte de félicitations très attentionnée. Accompagnée de Joëlle Mainget-Suares, Agata Ubysz, qui signe l'édito du nouveau FASHION, a expliqué à Lala comment se prononce son nom (qui veut dire "poupée") en polonais!
Beaucoup d’autres amis, parmi lesquels: Pierre et Tina de Labouchère, Laurent Mercier et "Sa divinitude” Catherine Baba plus art-déco que jamais, venus, en vrais amis, spécialement de Paris, l'artiste Caroline Vitelli, Maude et Giorgio Campa, two birds in love sur un petit nuage rose pastel...Denis Pernet qui fut, avec la jeune scientifique Meret Gaugler parmi les happy few à qui Lala a offert une oeuvre format carte postale stampée "This Is A Work Of Art - BillyBoy* & Lala", découpée dans l'épreuve d'artiste de la grande sérigraphie "Les Jambes de Mademoiselle Mdvanii" qui trônait dans l'entrée. Beaucoup d'inconnus...Lala regrettait de ne pas voir Diego Sanchez et Sylvie Fleury avant de se souvenir qu'il étaient au Vietnam oû Sylvie Fleury exposait son gigantesque sac Chanel à vidéo incorporée. La foule ne cessant d’augmenter Philippe Cramer, rendu nerveux par une telle cohue, demandait discrètement à Lala s’il fallait craindre pour les chandeliers en argent, ce à quoi Lala répondit, rassurant “Mais non, en Suisse on ne vole pas”...Ce qui s'avéra vrai, ce soir là en tous cas... L’affluence était telle que plus de 400 verres ayant été utilisés, il y eut pénurie de verres propres – et non de champagne!- pour les retardataires, n’en déplaise à certain esprits ronchons comme le rubriqueur Etienne Dumont, qui resta sans voix lorsque Barbara Cramer -qui avait pris son taouage facial intégral pour du maquillage- lui demanda avec candeur si cela s'enlevait facilement. Mais déja il était 21 heures, Lala et BillyBoy* quittent la galerie pour le dîner qu’ils ont organisé au Café Jules Verne...une vingtaine d’amis au total qui furent servis avec bonne grâce malgré le retard par le personnel de ce restaurant très agréable où l’on mange plutôt bien.













 
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